Le bois qui chante
Violons, altos et violoncelles faits main, restaurés et réglés à l’établi depuis 25 ans, dans la ville où l’on fabrique des violons depuis quatre siècles.
Un violon ne se fabrique pas : il s’écoute naître.
Trois cents heures de gouge, de rabot et de vernis, et une seule question qui revient chaque jour à l’établi : est-ce que ce bois sonne juste ?
Du billot au premier coup d’archet
Quatre saisons pour un violon
Chaque instrument suit le même chemin, sans raccourci. Faites défiler : c’est ainsi qu’il prend sa voix.

Le bois
Choisir et attendre
Épicéa des Vosges pour la table, érable ondé pour le fond : des pièces fendues à la main et séchées dix ans au grenier avant d’être touchées.

La caisse
Sculpter les voûtes
Les éclisses sont pliées sur le moule, puis la table et le fond sont creusés à la gouge, au dixième de millimètre, en tapant le bois pour l’écouter.

Le vernis
Douze couches d’ambre
Un vernis à l’huile cuit à l’atelier, posé au pinceau, couche après couche, et séché à la lumière du jour. Il protège le bois sans étouffer le son.

Le réglage
Trouver la voix
Âme, chevalet, cordes : le réglage final se fait avec le musicien, l’instrument sous le menton, jusqu’à ce que chaque corde réponde.




« Mirecourt fabrique des violons depuis le XVIIᵉ siècle. J’y ai simplement pris ma place à l’établi. »
Élie Vasseur
Disponibles à l’atelier
Les instruments du moment
Chaque instrument s’essaie à l’atelier, sur rendez-vous, aussi longtemps qu’il le faut.
L’atelier, au-delà de la fabrication
Faire, réparer, transmettre
Ils jouent un instrument de l’atelier
J’ai essayé une douzaine de violons en un an. Celui d’Élie est le seul qui m’ait répondu tout de suite, dans les pianissimos comme dans les forte.
Mon violoncelle de famille était fendu de part en part. Il est revenu plus beau, et surtout il sonne enfin comme dans les souvenirs de mon grand-père.
Nous louons ici depuis le 1/8 de notre fille. À chaque changement de taille, l’instrument est réglé devant elle : elle adore venir à l’atelier.





