Vingt-cinq ans à l’établi
Un atelier au rez-de-chaussée d’une maison de Mirecourt, une fenêtre plein nord, et des instruments qui naissent ou renaissent entre les mêmes mains.

Le luthier
Un métier appris dans la ville du violon
Né dans les Vosges, j’ai poussé la porte de l’École nationale de lutherie de Mirecourt à dix-huit ans. J’y ai appris le geste, puis je suis parti le confronter : un atelier de restauration à Crémone, un autre à Paris, au service des musiciens d’orchestre.
En 2006, je suis revenu ouvrir mon propre atelier à Mirecourt. J’y fabrique deux à trois instruments neufs par an, et j’y restaure ceux qui ont déjà une longue vie derrière eux.

Le parcours
Les étapes d’un chemin
École nationale de lutherie
Trois ans de formation à Mirecourt : dessin, sculpture, vernis, et le premier violon signé.
Crémone
Deux ans dans un atelier de restauration italien, au contact des instruments anciens.
Paris, au service des orchestres
Réglages et réparations pour les musiciens professionnels, souvent la veille d’un concert.
Retour à Mirecourt
Ouverture de l’atelier à Mirecourt, et premier alto au patron personnel.
Soixante instruments signés
Violons, altos et violoncelles neufs, et des centaines d’instruments restaurés ou réglés pour leurs musiciens.
Le bois vient de la forêt d’en face
L’épicéa des tables pousse lentement sur les hauteurs vosgiennes, à l’ombre et au froid : des cernes serrés et réguliers, la condition d’une table qui vibre.
En bref
L’atelier
Un lieu de travail, pas une boutique : on y entre sur rendez-vous, on y joue au calme, et l’on repart avec un instrument réglé pour soi.